Projet 2020-2021 : soutenir La Cravate Solidaire Metz

LUTTER CONTRE LA DISCRIMINATION À L’EMBAUCHE, AVEC STYLE

Bien qu’encore vide, l’espace qui accueillera bientôt les rayonnages de tenues professionnelles de La Cravate Solidaire Metz montre tout son potentielAu milieu de la pièce centrale, le jeune responsable opérationnel Julien Rothe et Catherine Schweitzer, la présidente de l’association d’intérêt général discutent de la décoration à venir. « On veut en faire un bel endroit, renvoyer une belle image aux personnes qu’on aide », nous glisse-t-elle.

Dans quelques mois, La Cravate Solidaire va ouvrir ses portes officiellement aux candidats qui rencontrent des barrières à l’emploi. Don d’une tenue, coaching par des professionnels des Ressources Humaines, revalorisation des compétences du futur travailleur… l’association messine œuvre, somme toute, pour gommer les discriminations à l’embauche. 

En effet, que ce soient les réfugiés, les primo-arrivants, les anciens prisonniers, les personnes en situation de handicap, les jeunes diplômés ou les personnes en réinsertion professionnelle, les premiers contacts avec le monde de l’emploi peuvent s’avérer rudes, désarmants. Tous n’ont pas les moyens de s’offrir un costume ou un tailleur pour faire bonne figure. Tous n’ont pas connaissances des règles implicites et des codes verbaux et non verbaux de l’entretien d’embauche. Tous n’ont pas eu l’habitude d’être valorisés, considérés. Alors au travers des ateliers « coup de pouce », les bénévoles de la Cravate Solidaire se chargent d’y remédier.

LA CLÉ DU SUCCÈS

 

Julien est aux petits oignons avec ses bénévoles avec qui il prend le temps de parler. « On en a pour le moment une vingtaine mais on espère arriver à une bonne centaineOn ne leur impose pas trop d’obligation, ils peuvent venir une seule fois par an, ou trois fois par semaine ! » raconte le responsable opérationnel Tri de vêtements, photographe, coaching pour l’entretien, conseils vestimentaires, toute aide est bienvenue ! Le but étant d’assurer deux ateliers par semaine pour cinq personnes à chaque fois.

Le projet n’est pas nouveau, en effet, ce sont trois étudiants en école de commerce qui ont crée la première Cravate Solidaire, il y a de ça huit ans. Et elle a remporté un franc-succès avec 70% des candidats qui réussissent leur futur entretien, si bien qu’on trouve désormais une dizaine de locaux en France. « Mais nous sommes les premiers dans le Grand Est ! » fait remarquer fièrement Catherine qui a porté le projet pendant deux ans avant de le voir se concrétiser. 

Mais d’où viennent tous ces vêtements ? Des dons de particuliers, des collectes en entreprise via des opérations de team-building et d’échange avec les Restos du Cœur, nous répond-on joyeusement.

En attendant l’ouverture, Catherine et Julien se préparent pour le premier apéro des bénévoles le 2 juillet prochain. 

PS : ils recrutent